PROGRAMME DE TRAVAIL 2012   

 

Le programme de travail de l'année 2012 reste ancré sur les donfamentaux de la MRIE, à savoir que "les exclus d'une société délivrent une part incontournable de vérité sur celle-ci. Ils posent des questions qu'ils sont les seuls, avec ceux qui les accompagnent, à pouvoir poser, et dont on ne peut pas faire l'économie... la tentation est grande de se détourner des pauvres... parce qu'ils posent des questions dont nous ne voyons pas les réponses mais que nous savons pertinentes" (Dossier annuel 2005, p5)

  

 

I. Dossier annuel 2012

 

L'année 2012 sera une année particulière marquée par la célébration des vingt ans de la MRIE.

 

Cette perspective marquera le programme de travail de deux façons :

  • D'une part à travers un travail de relecture et de mise en perspective des 21 dossiers annuels et d'une partie de la trentaine de publications spécifiques. Ce travail donnera lieu à un séminaire réunissant les acteurs associatifs et insitutitonnels ayant couvert l'ensemble de cette période, le but de ce séminaire étant de mesurer à partir des conclusions de cette relecture et de la mémoire de la relecture propre des acteurs réunis, l'évolution conjointe de l'exclusion et de la posture de la MRIE. Les actes s'inscriront dans le dossier annuel 2012. Mais ce séminaire a d'abord une visée prospective, la relecture du passé n'ayant d'intérêt qu'en éclairant l'avenir. Si nous sommes confrontés à une situation de contrainte budgétaire inédite, le véritable défi de la lutte contre l'exclusion est d'arriver à faire avec des moyens rétrécis, ce qu'on n'a pas réussi dans un contexte apparemment plus favorable. La place de la MRIE dans ce contexte tient à sa capacité à constituer un atout pour dépasser ce paradoxe. C'est l'enjeu de ce séminaire de travail.

     

  • D'autre part à travers une veille participative menée avec les partenaires de la MRIE engagés directement dans des démarches associant des "militants" (ATD) ou groupes de personnes (Secours Catholique, centres sociaux, universités populaires de parents, maisons relais) vivant la pauvreté ou la précarité. Ces démarches partenariales traversant les chapitres du dossier (subsister, habiter, travailler, être en bonne santé) alimenteront celui-ci en perspectives des données statistitques, cette mise en perspective ou ce croisement pouvant se faire non pas seulement dans la phase de rédaction mais dans une réflexion partagée au cours du processus.

     

  • Quelques focales pourront en outre compléter ce dossier :

- RSA et participation des bénéficiaires aux instances,

- Minimas sociaux et sortie de pauvreté,

- Santé : veille sur accès aux droits et aux soins (focale AME), alimentation précarité, handicap et précarité,

- Habiter : travail avec la cour des comptes sur l'évaluation nationale de l'hébergement d'urgence, refus de logements sociaux dans l'isère, refus DALO dans la Loire, jeunes et hébergement d'urgence dans l'agglomération lyonnaise (Collège coopératif),

- Enfance et éducation : colloque sur éducation et précarité vue du côté des professionnels (comment accompagner les parents en prenant compte les logiques de précarité), colloque et articles sur enfance et pauvreté, colloque avec ATD Quart-Monde : les ateliers pour l'école, rendre effectif le droit à l'éducation pour tous et avec tous,

- Jeunes en errance : le déficit de connaissance sur ce public conduit l'Etat à nous demander d'explorer ce sujet qui peut d'ailleurs croiser la question des décrocheurs perdus de vue par les institutions.

  

II. Travaux spécifiques 

 

 

1. L'étude portant sur l'évaluation du RSA en termes de sortie de la pauvreté engagée fin 2011 avec le soutient et le concours de six Départements et six Caisses d'Allocations Familiales* se poursuivra jusqu'au printemps 2012.

Il est de fait impossible de savoir si le RSA permet de sortir de la pauvreté ou seulement de gérer la paureté sans observer ce qui se passe aux marges du dispositif et sans éclairer cette question par l'analyse de parcours. Le constat de la multiplicité des mouvements vers le haut comme vers le bas à l'intérieur du dispositif appelle un travail d'évaluation pour lequel nous ne disposons pas aujourd'hui d'outil pertinent en termes de suivie de cohorte. Une hypothèse raisonnable mais qu'il importe de vérifier est que ceux qui sortent du RSA soient pour une grande part ceux qui y reviennent. C'est l'objet de cette étude que d'éclairer cette question et peut-être de légitimer une observation plus fouillée. Quand on parle de fracture sociale ou d'asceneur social en panne, on évoque bien l'idée d'une ligne relativement étanche en dessous et au-dessus de laquelle il y a du mouvement qui ne la traverse pas.

 L'édude comprend deux volets distincts, l'un à partir d'une enquête par questionnaire adressée à un échantillon de 10% des bénéficiaires de chaque département, allocataires du RSA au 31 mars 2010. Cet échantillon a été établie en partenariat avec chaque CAF de manière à garantir la même proportion de chacune des trois catégories du RSA au sein de l'échantillon que sur l'ensemble du département au 31 mars 2010. Le questionnaire interroge des indicateurs objectifs de la situation des personnes en termes de pauvreté et leur évolution pendant les dix-huit mois écoulé. L'autre volet sera constitué d'entretiens en face à face afin de creuser les parcours des personnes enquêtées volontaires c'est-à-dire ayant exprimé leur accord en retournant un coupon réponse joint au questionnaire. Un tiers des répondants ont ainsi exprimé leur accord par écrit. Les entretiens seront au nombre de 70 répartis entre les territoires en fonction de la diversité des situations des volontaires identitiés.

Au-delà des enseignements de cette étude, la question de l'adaptation de l'outil statistique pour permettre une observation continue des effets de ce dispositifs et du devenir de celles et ceux qui en sortent devra autant plus être posée. Ce travail peut contribuer à en démontrer la nécessité et à proposer des pistes de solution pour permettre un tel suivi.

 

2. Un projet d'étude portant sur l'accès aux modes de gardes des publics en précarité et notamment des familles monoparentales est en gestation et suppose de trouver des partenaires pour le cofinancer.

 

3. Poursuite de la participation au projet "En associant leur parents tous les enfants peuvent réussir".

 

... D'autres projets sont en cours d'élaboration qui seront communiqués en temps utile. 

A la une !

Associer les personnes en précarité :
La MRIE se lance dans la formation

 

Nous proposons une formation-accompagnement « animer des démarches collectives associant des personnes en situation de précarité ». Il s’agit de mobiliser les énergies, les connaissances et les outils nécessaires pour accompagner les professionnels qui le souhaitent dans le lancement des démarches collectives de co-construction avec des personnes qui vivent la précarité.
 
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Contacts :

annaig.abjean@mrie.org et
david.rigaldies@club-internet.fr

 

 

Site actualisé le 29/03/2013

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