Les articles et publications qui nous ont plu



  

OUVRAGES

 

 

Parcours précaires. Enquête sur la jeunesse déqualifiée

 Philippe Brégeon - Parcours précaires - Enquête sur la jeunesse déqualifiée.Philippe Brégeon, PU Rennes, 2013, 14,25 €

 Issu d'une enquête qualitative, cet ouvrage concerne les parcours socioprofessionnels de jeunes sortis depuis plusieurs années et sans diplôme du système scolaire. Il remet en cause d'emblée l'idée d'une progression linéaire de la précarité vers un emploi durable pour ces populations. La plupart de ces jeunes demeurent, de gré ou de force, confrontés à un marché de l'emploi qui leur est hostile. Le durcissement du contexte exige alors pour eux un effort d'élaboration du sens de leur parcours de plus en plus ardu.

Le cheminement de cet ouvrage concerne les processus d'entrée vers le marché de l'emploi. Comment s'orientent-ils au sortir du système scolaire ? Quelles représentations ont-ils du marché du travail et des entreprises ? Quelles sont les spécificités de ces univers de travail vers lesquels ils sont plus ou moins assignés ? Entre chômage, multiplicité des emplois précaires, comment vivent-ils les passages et les allers-retours d'un statut à un autre, dans cette hyper flexibilité ? Quelles ressources peuvent-ils trouver pour se maintenir dans cette quête de l'insertion professionnelle en amortissant le coût humain ? Quelles sont les conditions des trajectoires stagnantes et de celles ascendantes ? L'ouvrage rend compte aussi des modes de collaboration avec les nombreuses institutions dédiées aux chômeurs.
Entre recherche de considération, attente d'une offre d'insertion pour se qualifier professionnellement et hostilité quasi culturelle, comment se positionnent-ils ? Il analyse l'accroissement du phénomène de porosité entre chômage des jeunes à bas niveaux de qualification et des affiliations plus ou moins justifiées à la catégorie de travailleur handicapé. Comment ces jeunes gèrent-ils cette affiliation ? Quels en sont les effets identitaires ? Enfin, il rend compte de la diversité des modes de vie et des dynamiques relationnelles.
Quelles sont leurs stratégies d'adaptation et pour quels résultats ? Qu'est-ce qui fait obstacle ou bien ressource ?

 

L'envers de la "fraude sociale" - le scandale du non-recours aux droits sociaux

 Odenore - L'envers de la Odenore, Editions La Découverte, 2012, 15 €

Odenore (Observatoire des non-recours aux droits et services), structure universitaire rattachée à un laboratoire du CNRS, travaille avec de nombreux partenaires en France et à l'étranger.
Ont participé à cet ouvrage : Catherine Chauveaud, Didier Demazière, Richard Dethyre, Mohamed Djouldem, Cécile Féré, Thibault Gajdos, David Laumet, Julien Lévy, Pierre Mazet, Nadia Okbani, Héléna Revil, Yves Saillard et Philippe Warin.
Le discours sur la " fraude sociale " a marqué le quinquennat de Nicolas Sarkozy. Prétextant sauver la protection sociale des assistés et des tricheurs, ce discours a répandu l'idée que les droits économiques et sociaux se méritent et a inoculé une suspicion à l'encontre de leurs bénéficiaires légitimes. En martelant l'idée que le système est " fraudogène ", il a prétendu que les droits ne sont pas une obligation et que les prélèvements les finançant ne sont pas un devoir, à l'inverse des principes qui fondent le modèle social français.

Or, pour être juste et acceptable, la lutte contre la fraude doit éviter l'amalgame et la division, et participer à une politique générale d'accès aux droits sociaux. Car si la fraude à l'ensemble des prestations sociales est estimée à 4 milliards d'euros par an, son envers, à savoir le " non-recours " à ces aides de la part des très nombreuses personnes qui y ont droit, est bien supérieur. Ainsi, chaque année, 5,3 milliards d'euros de revenu de solidarité active, 700 millions d'euros de couverture maladie universelle complémentaire, 378 millions d'euros d'Aide à l'acquisition d'une complémentaire santé, etc.
ne sont pas versés à leurs destinataires. C'est ce que démontre et interroge cet ouvrage, exemples, faits et chiffres à l'appui. Pour le collectif d'auteurs réuni ici, le nouveau gouvernement doit s'occuper prioritairement du phénomène du non-recours, car ce qui n'est pas dépensé n'est en rien une économie. Cela signifie au contraire l'appauvrissement de bon nombre de ménages et une perte de recettes pour la collectivité..

  

L'état social. Pour sortir du chaos néolibéral

Christophe Ramaux - L'Etat social - Pour sortir du chaos néolibéral.Christophe Ramaux, Editions Mille et une nuits, 2012, 20 €

La grande crise que nous connaissons marque la faillite du néo-libéralisme. Mais par quoi le remplacer ? C'est ici que le bât blesse. Il ne semble pas y avoir d'alternative cohérente à lui opposer. Ce livre soutient que cette alternative existe pourtant, qu'elle est déjà là, sous nos yeux : c'est l'État social, dont le fondement politique est la démocratie. Depuis plusieurs décennies, on fait accroire que l'État social est une figure du passé.
Au contraire, il est plus que jamais d'actualité. Il a certes été déstabilisé par le néolibéralisme, plus ou moins fortement selon les pays, mais il n'a pas été mis à bas. À y bien réfléchir, nous ne vivons pas dans des "économies de marché". Le bilan accablant du néolibéralisme appelle sa pleine réhabilitation. Les marchés et la concurrence ont des vertus, mais ils ne peuvent assurer le plein-emploi, la stabilité économique ou bien encore la satisfaction de besoins sociaux tels que l'éducation ou la retraite.
L'intervention publique est nécessaire. L'État social est porteur d'une véritable révolution, avec ses quatre piliers que sont la protection sociale, la réglementation des rapports de travail (le droit du travail, etc.), les services publics et les politiques économiques de soutien à l'activité. Étonnamment, il n'a pas été théorisé. Nous n'en avons pas saisi la véritable portée ni les potentialités.
Comment penser l'État social ? Pourquoi y a-t-il lieu de réhabiliter la dépense publique et la légitimité même de la dette publique ? Comment envisager un nouvel âge de l'État social ? Autant de défis que cet essai se propose de relever.

 

Le public et ses problèmes 

 John Dewey, Editions Gallimard, 2010, 7,50 €

L’ouvrage Le public et ses problèmes est paru pour la 1ère fois en 1925. John Dewey, figure classique mais un temps oubliée du pragmatisme américain entendait ici répondre aux travaux conduits par Walter Lippmann (1889-1974), ce dernier proposant une lecture critique de l’idée de (non)rationalité des peuples.

D’après Dewey, la démocratie doit être envisagée en pensant le devenir, c'est-à-dire qu’il est nécessaire de l’appréhender comme un processus en construction, et non pas comme une entité dont les interactions sont figées et préétablies. Dans cette démocratie processuelle, il propose de donner une place importante à l’enquête (la production de connaissance), qui est un facteur qui permet la vérification des faits. L’enquête doit donc être instituée dans le modèle démocratique, car il permet notamment de rationaliser la prise de décision. Il s’agit de voir dans les sciences un moyen de mettre le public (les citoyens) en phase avec la construction démocratique. De fait, le philosophe place ici l’éducation au premier plan (une information doit être à la fois le fruit d’une enquête et être compréhensible par le public). L’éducation est donc une pièce maîtresse de la proposition de Dewey, thématique qui lui est chère et à laquelle il accorde une grande importance.
Cet ouvrage lève d’intéressantes et peu explorées perspectives à qui veut bien (re)penser l’idée de démocratie aujourd’hui.
 

 

 Politiques de jeunesse : le grand malentendu

 Ont contribué à cet ouvrage : Ludivine Bantigny, Valérie Becquet, Vincenzo Cicchelli, Cédric Hugrée, Florence Lefresne, Léa Lima, Patricia Loncle, Christophe Moreau, Anne Muxel, Camille Peugny, Nicolas Pinet, Cécile Van de Velde.
Editions  Broché Champ Social, 2012, 21 €

 Rarement "la jeunesse" aura fait autant l'objet de discours politiques, de consultations et de rapports publics, de débats médiatiques qu'en cette dernière décennie. Pas un gouvernement qui ne mette en place un ou plusieurs "plans" pour la jeunesse ; pas une année sans que ne soit commandité un rapport officiel sur le sort des jeunes générations... A chaque mobilisation juvénile ou à l'approche de chaque campagne électorale, le pays semble à nouveau se pencher sur sa jeunesse - ou plutôt ses jeunesses - et sur les difficultés qu'elles traversent.
Cela n'est pas sans susciter de nombreuses interrogations, publiques et médiatiques : pourquoi donc la jeunesse française affiche-t-elle le plus haut niveau mondial de stress à l'école et si peu de confiance en l'avenir Assisterait-on en France à l'émergence d'une génération "déclassée" ? Que faire pour enrayer ce sentiment et quelles politiques publiques mettre en place pour atténuer les effets de la crise sur les jeunes générations ? Serait-on dans une société qui maltraite sa jeunesse ? Cet ouvrage décrypte, à travers les trois mots principaux qui les structurent, les relations entre l'Etat - et plus largement les acteurs publics - et la jeunesse en France.
Il revient sur les évolutions, les portées et les limites des politiques, et en éclaire les enjeux à venir.

 

  

Le prêt sur gage au Crédit municipal de Paris - Clientèle et mondes sociaux

 Houda Laroussi, Editions Broché, 2012, 26 €Houda Laroussi - Le prêt sur gage au Crédit municipal de Paris - Clientèle et mondes sociaux.

Le "Mont-de-piété", "ma tante", "le clou", sont des appellations du prêt sur gage (forme de crédit social basé sur l'hypothèque d'un objet personnel) qui ont marqué l'esprit des Français depuis le XVIIe siècle. Aujourd'hui, l'évolution du Mont-de-piété vers le Crédit mnicipal de Paris (CMP) témoigne de la permanence de l'institution qui a gardé sont attrait au coeur du quartier du Marais à Paris.

 

  

Le 17e Rapport sur l’Etat du mal-logement de la Fondation Abbé Pierre
Pour le télécharger : cliquer ici

3,6 millions de personnes non ou très mal logées, plus de 5 millions en situation de fragilité à court ou moyen terme dans leur logement... La problématique du mal-logement recouvre des réalités diverses (sans domicile et absence de logement personnel, mauvaises conditions d’habitat, difficultés pour se maintenir dans son logement...), que la Fondation Abbé Pierre cherche à mettre en lumière dans un état des lieux chiffré.
 

 

 

 

"L'urgence sociale en action : ethnologie du samu social de Paris"
Daniel Céfaï, Edouard Gardella, Broché, 2011, 35 €
Tous les hivers, à la venue du grand froid, l'attention du public se porte sur les personnes qui vivent et qui meurent dans la rue.
C'est tous les ans l'occasion de témoignages sur les "maraudes" qui les prennent en charge. Pourtant, le Samusocial de Paris est à l'oeuvre toute l'année, jour et nuit. Ce livre en décrit les dispositifs d'intervention. Les deux auteurs suivent le travail des équipes mobiles - un chauffeur, un infirmier et un travailleur social - qui sillonnent la capitale en camion et prodiguent attention, écoute et soin aux sans-abri.
Ils accompagnent les activités de la plate-forme téléphonique du 115, de l'équipe psychiatrique, des accueils de jour, des centres d'hébergement d'urgence et des services de lits infirmiers. Jamais n'avaient été ainsi décrites les activités des métiers du domaine sanitaire et social. Cette "ethnographie morale" du don de care et de reconnaissance met en lumière les trésors de dévouement, de patience et de sollicitude dans les interactions entre professionnels et patients-usagers, mais aussi les tensions qui traversent cette relation d'assistance.
Au-delà du travail proprement ethnographique, ce livre - appelé à devenir un classique de l'enquête de terrain - retrace la constitution du problème public de la "grande exclusion" au début des années 1990 et restitue les péripéties qui ont scandé la transformation de la question SDF depuis la mobilisation des Enfants de Don Quichotte de 2006.

 

"La fabrique de l'homme endetté - essai sur la condition néolibérale"
Maurizio Lazzarato, Edition Broché, 2011, 8,50€
La dette, tant privée que publique, semble aujourd'hui une préoccupation majeure des "responsables" économiques et politiques.
Dans La Fabrique de l'homme endetté, Maurizio Lazzarato montre cependant que, loin d'être une menace pour l'économie capitaliste, elle se situe au coeur même du projet néolibéral. A travers la lecture d'un texte méconnu de Marx, mais aussi à travers la relecture d'écrits de Nietzsche, Deleuze, Guattari ou encore Foucault, l'auteur démontre que la dette est avant tout une construction politique, et que la relation créancier/débiteur est le rapport social fondamental de nos sociétés.
La dette ne saurait se réduire à un dispositif économique ; c'est également une technique sécuritaire de gouvernement et de contrôle des subjectivités individuelles et collectives, visant à réduire l'incertitude du temps et des comportements des gouvernés. Nous devenons toujours davantage les débiteurs de l'Etat, des assurances privées et, plus généralement, des entreprises, et nous sommes incités et contraints, pour honorer nos engagements, à devenir les "entrepreneurs" de nos vies, de notre "capital humain" ; c'est ainsi tout notre horizon matériel, mental et affectif qui se trouve reconfiguré et bouleversé.
Comment sortir de cette situation impossible ? Comment échapper à la condition néolibérale de l'homme endetté ? Si l'on suit Maurizio Lazzarato dans ses analyses, force est de reconnaître qu'il n'y pas d'issue simplement technique, économique ou financière. Il nous faut remettre radicalement en question le rapport social fondamental qui structure le capitalisme : le système de la dette.

 

"Peut mieux faire ! pour un renouveau des politiques de l'éducation"
Michel Dollé, Editions Saint-Simon, 13 €, 2012
La France est un des pays au monde qui consacre le plus d'argent à l'éducation.
Mais les résultats ne sont pas à la hauteur. Les difficultés des jeunes Français à trouver un emploi, faute de qualification, en portent la marque. C'est à une refondation des politiques familiales et d'éducation qui conditionnent justice sociale et efficacité, qu'il faut procéder. Des réformes sont nécessaires. Elles sont possibles, malgré l'ampleur de la crise. Au citoyen de les discuter, de faire ses choix et d'assumer les conséquences.
Que nous enseignent les sciences humaines sur l'enfant ? Que nous disent les neurosciences, la psychiatrie, la pédiatrie ? Michel Dollé présente ici une synthèse qui transcende les débats idéologiques et les querelles de chiffres.

 

 "Le principal, il nous aime pas" - L'école à l'épreuve de la mixité  sociale
Félix Régis. Editions Chronique Sociale, 2011, 14,50 €
Encore un livre sur l'École ! Certes, mais une École peu présente sous les projecteurs de l'actualité : celle d'un collège de banlieue en province qui tente, coûte que coûte, de réussir la mixité sociale. Au carrefour de deux quartiers que tout sépare en apparence, la dernière année d'un principal de collège au parti pris affirmé : être vigilant d'abord aux jeunes les plus en difficulté, ceux qui font l'expérience de la discrimination scolaire, premier visage de l'exclusion sociale. À ces élèves en échec, la langue française a réservé un barbarisme dont elle a le secret : « les décrocheurs ».
L'histoire de ce livre est celle du combat que mène un principal, le plus souvent avec son équipe éducative, mais parfois contre elle, pour éviter que ces jeunes voient les portes de l'École se refermer devant eux. Nous suivons Yann, Raphaël, Joël, Jennifer, Cyril dans leurs confrontations avec leurs camarades et leurs enseignants, dans leur scolarité trouée d'absences et ponctuée d'actes de rébellion, dans les liens chahutés avec leur famille, dans leurs rêves fous de vies déjà adultes, dans leurs fragilités aussi. Ils interpellent cette École à laquelle ils disent à la fois leur rejet et leurs espoirs.
Des tranches de vie racontées dans un rythme alerte au fil d'une année scolaire. Humour, tendresse, violence, nous sommes dans le quotidien de ce qui fait l'École aujourd'hui.

 

 "Tous fragiles, tous humains"
Bruno Frappat, Julia Kristeva, Michela Marzano, Jean Vanier.... Editions Albin Michel, 2011, 14€
Jamais la société n’a autant cherché à fuir la fragilité, et jamais elle n’en a autant produit. Plus les impératifs de performance sont forts, plus les failles de la société se révèlent en chacun de nous.

Les auteurs de cet ouvrage ont croisé leurs témoignages, leurs diagnostics, leurs expériences intimes de la fragilité. Qu’ils abordent les questions de la maladie, du handicap, du travail, de la pauvreté ou de la jeunesse en difficulté, ils rappellent chaque fois la nécessité de changer notre regard.
Sans complaisance ni angélisme, cet ouvrage nous invite à accueillir la fragilité dans ce qu’elle recèle de richesse, de fécondité. C’est un pari de société, à relever au niveau collectif mais aussi individuel. Un pari lucide et porteur d’espérance.

 

 

"Parier sur la réciprocité - Vivre la solidarité"
Sous la direction de Claire Héber-Suffrin, Nicole Desgroppes, Chantal Renon-Thouret et d'André Vidricaire
Chronique Sociale, collection Comprendre la société, 2011, 17€90
Les effets positifs de la réciprocité sont-ils assez reconnus, pour construire, « par tous - pour tous », un monde social ouvert et solidaire, et des relations fondées sur la reconnaissance mutuelle, sur la dignité de chacun, sur l'appel aux intelligences de tous, sur la création de soi par soi (qui est toujours en lien avec autrui), et ceci pour chacun d'entre nous ? Sans doute, jamais assez !
Cet ouvrage décrit les facettes multiples de cette réciprocité si nécessaire pour que du sens émerge de nos relations. Il montre combien les savoirs, s'ils sont partagés, les apprentissages, s'ils sont épanouissants et la formation, si elle est réciproque, sont puissants pour construire une réciprocité relationnelle.
Ce livre dévoile un secret de polichinelle : la réciprocité formatrice (où chacun est, à la fois, celui qui instruit autrui et celui qui apprend d'autrui) est efficace, tant au niveau des réussites en apprentissages qu'au niveau de la construction de soi et de la formation de soi. Et cette réciprocité formatrice, à son tour, contribue à construire des solidarités, des relations sociales paritaires, de l'estime de soi et de l'estime réciproque, de la citoyenneté active, de la construction coopérative du bien commun et des refus concrétisés de toutes formes d'exclusion.
Élaboré par vingt-trois auteurs français et québécois, tous impliqués dans des actions pour l'amélioration de la société, ce livre donne des outils pour la réflexion, la formation, la recherche et l'action. Il intéressera les citoyens qui veulent allier transformations sociales et transformations personnelles ; celles et ceux qui s'intéressent à l'éducation populaire ; les militants politiques et existentiels en quête de cohérences ; et les professionnels de la formation, de l'enseignement, de l'action sociale, de la vie associative qui s'interrogent sur leurs métiers et sur les changements sociaux et institutionnels que ceux-ci ont à prendre en compte.
Parce que, comme l'affirme Gaston Bachelard, « une instruction que l'on reçoit sans la transmettre forme des esprits sans dynamisme, sans autocritique » (La Formation de l'esprit scientifique, 1938, Vrin), la réciprocité peut nous aider à construire, coopérativement, des collectifs critiques et des territoires apprenants.

 

"Penser et parler son expérience - La guidance professionnelle personnalisée - 78 monographies de parcours"
de la MIFE Rhône-Alpes, sous la direction d'Agnès Berjon
Chronique Sociale, collection Savoir communiquer, 2011, 15€
Les trajectoires des hommes et des femmes sont toujours singulières, mais nous ne disposons, pour les penser, que de catégories générales. Telle est la difficulté fondamentale de toute entreprise d'accompagnement des humains... c'est-à-dire de toute entreprise de « pédagogie », au sens premier du terme, ou d'« andragogie » si l'on préfère l'exactitude étymologique lorsqu'il s'agit d'adultes.
Accompagner, après tout, n'est pas si compliqué. C'est le partage de « l'humaine condition ». C'est ce qui advient quand, dans l'indifférence et l'instrumentalisation généralisées de l'humain, quelqu'un montre, avec une obstination tranquille, qu'il y a du possible et que ce possible n'est pas complètement hors de portée...
Alors que la plupart des évaluations d'orientation se fondent sur une approche quantitative, pouvoir découvrir derrière des monographies de parcours, des personnes, des visages, le poids des mots, des images ainsi que des évolutions de vie souvent chaotiques, c'est dessiner les fondements d'une approche qualitative en Orientation.
Dans la mouvance des initiateurs de l'Histoire de Vie cet ouvrage, construit à partir de 78 parcours de vie, apporte une contribution importante dans le champ de l'orientation professionnelle des adultes, en présentant la pédagogie d'information et d'orientation professionnelle mise en œuvre par le réseau des Maisons de l'information sur la formation et l'emploi : la Guidance professionnelle personnalisée.
L'orientation des adultes ne peut se réduire à un ensemble d'outils permettant la coïncidence de compétences avec les exigences d'un poste de travail. L'approche globale de la Guidance professionnelle personnalisée se définit comme une lecture non seulement de ce qui se voit dans un Curriculum vitae mais aussi des ressorts internes forgés par l'histoire et l'environnement de la personne trop souvent refoulés et enfouis. C'est la découverte du sens d'un parcours de vie qui fait advenir la mise en mouvement de la personne pour un nouveau projet professionnel. 

 

"Pour des emplois stables et durables dans l'Est Lyonnais" - Synthèse des travaux 2008-2010
L'équipe projet PUMA
Pour télécharger la synthèse "Pour des emplois stables et durables dans l'Est Lyonnais"

 

 

 

 

L'Art à la rencontre de l'Autre - Pratiques partenariales auprès d'enfants et d'adultes en situation d'exclusion"
Sous la direction de Martine Merieu et de Catherine Hurtig-Delattre. Chronique Sociale, collection Comprendre la société, 2011, 15€
Cet ouvrage veut donner la parole à ceux qui n'ont pas toujours d'espace pour la prendre : enfants et adultes habituellement exclus du monde culturel.
Leur parole croise celle d'artistes, d'enseignants, de philosophes, de responsables culturels. Tous ont le désir d'instaurer des lieux de création où chacun puisse se surprendre et surprendre ceux qui le regardent par ce qu'il révèle. A travers l'expérience de l'association eolo, il s'agit ici d'engranger la mémoire et de témoigner pour que ces projets perdurent sous d'autres formes, menés par d'autres compagnies et développent leur propre langage.
Ce livre propose les propos croisés de Serge Dorny, directeur de l'Opéra national de Lyon, Benoit Guillemont, DRAC Rhône-Alpes, Thierry Auzer, directeur du théâtre des Asphodèles, Gérard Guillot, professeur de philosophie avec ceux des compagnons de route d'eolo, membres fondateurs ou actuels, dirigeants ou artistes

 

 Pauvreté et précarité dans le département de l'Ain - Etat des lieux
Etude menée par Emmanuelle Bonerandi-Richard, 2010
L'association ALFA3A a lancé en mars 2010 une ambitieuse étude sur la pauvreté et la précarité dans le département de l'Ain. Les objectifs de l'étude étaient : 
- d'approfondir la connaissance de la pauvreté dans le département de l'Ain,
- de sensibiliser les acteurs locaux aux enjeux socio-territoriaux de la pauvreté,
- de fournir des outils d'aide à la décision à destination des acteurs du développement social et territorial.
Pour télécharger GRATUITEMENT cet état des lieux, cliquer sur ce lien "Pauvreté et précarité dans le département de l'Ain - Etat des lieux".

 

 

 

 ARTICLES et LETTRES 

 

Le CR.DSU - Lettre juillet 2012
«Sites & Cités», la lettre de liaison des acteurs du développement social urbain en Rhône-Alpes - CR•DSULa lettre de liaison des acteurs du développement social urbain en Rhône-Alpes
«Sites & Cités» est la lettre d'information du CR•DSU.
Elle présente, tous les deux mois, des éléments d’actualité nationale et régionale sur le développement social et urbain, les projets en cours et les publications du CR•DSU, des zooms sur des actions de cohésion sociale et territoriale en Rhône-Alpes. «Sites & Cités» vous propose également des ressources documentaires, des rendez-vous, et vous informe des mouvements d’acteurs dans notre champ professionnel.

Pour commander ou télécharger : www.crdsu.org 

 

 
 Le CR.DSU  - Cahier n°54 : "Projet social et rénovation urbaine : construire ensemble"
Couverture C54 - CR�DSULes Cahiers du Développement Social Urbain n°54 - Deuxième semestre 2011

L’heure des premiers bilans d’étape des projets de rénovation urbaine est arrivée, plus de sept années après l’engagement des premiers projets avec l’Agence nationale de rénovation urbaine (ANRU). Rhône-Alpes, avec 41 quartiers en renouvellement urbain, est une région importante de ce point de vue et constitue un terrain d’observation privilégié. En matière de qualité urbaine, les acquis commencent à être visibles. Par-delà le volet urbain des projets, ce nouveau numéro interroge plus largement la capacité à faire vivre ensemble, de façon globale et cohérente, un projet social et un projet urbain dans un territoire.
Comment concourir à un projet un projet qui fasse sens, globalement, pour les habitants, et contribue à améliorer leur vie quotidienne ? A partir des projets en cours et d’analyses, ce numéro fait « un arrêt sur image » et interroge tant les finalités sociales des projets de rénovation urbaine que la façon de conduire les projets. Il dessine des perspectives et invite à une manière de penser globale, prenant en compte les différents leviers évoqués au fil des pages
Pour commander ou télécharger : www.crdsu.org

 

 

Connaissance de l’emploi, le 4 pages du CEE

Ce quatre pages mensuel du CEE est un support de synthèse qui donne un éclairage sur une question d'actualité ou présente un aspect particulier d'une recherche. Chaque publication a lieu à un séminaire ouvert où le texte fait l'objet d'une discussion par un discutant.
Pour commander ou télécharger le 4 pages du Centre d'études de l'emploi : www.cee-recherche.fr   

 

 

 

La lettre de l'ONPES
La lettre électronique de l’ONPES informe sur la vie de l’Observatoire et sur les résultats des études qui ont été menées. Elle donne des éléments sur certaines évolutions propres au domaine de la pauvreté et de l’exclusion sociale.S’abonner à La Lettre de l’ONPES : drees-onpes@sante.gouv.fr 

Pour télécharger la lettre n° de l'ONPES, cliquez ci-dessous :

 

 

La Lettre n° 3 -  2012
L'accession à la propriété des ménages pauvres et modestes
Cette nouvelle livraison de la Lettre de l’ONPES aborde un sujet souvent commenté : celui du logement des ménages pauvres et modestes. Cependant, l’auteur de cette publication, Michel Mouillart, professeur d’économie à l’Université Paris Ouest, a choisi de s’intéresser à un aspect particulièrement peu documenté de cette question : celui de l’accession à la propriété des ménages les plus pauvres qui en théorie ont les probabilités les plus faibles d’accéder à un logement en tant que propriétaire.

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REVUES

 

Revue Rhizome, bulletin national santé mentale et précarité 

Revue de l’Observatoire National des pratiques en santé Mentale et Précarité (ONSMP-ORSPERE) Pour commander ou télécharger : www.ch-le-vinatier.fr/orspere 

 

 

 

 

A la une !

Associer les personnes en précarité :
La MRIE se lance dans la formation

 

Nous proposons une formation-accompagnement « animer des démarches collectives associant des personnes en situation de précarité ». Il s’agit de mobiliser les énergies, les connaissances et les outils nécessaires pour accompagner les professionnels qui le souhaitent dans le lancement des démarches collectives de co-construction avec des personnes qui vivent la précarité.
 
Pour plus d’information, cliquez ici !
 
Contacts :

annaig.abjean@mrie.org et
david.rigaldies@club-internet.fr

 

 

Site actualisé le 29/03/2013

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